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Lire est un plaisir 3:Effacement, de Percival Everett

percival_images.jpgQuand on s’appelle à la fois Thelonious, Monk et Ellison, que de surcroît on est un Afro-Américain, un romancier estimé et, à l’évidence, un universitaire surdoué, a-t-on le droit d’écrire des livres aux contenus éloignés des problèmes de sa communauté, genre re-visitation d’obscures tragédies grecques, voire mille et une nouvelles théories fumeuses sur la situation du roman expérimental… français ? Véritablement, à quoi sert-il d’adopter les postures de l’intellectuel désincarné ou du romancier universel (même pas best-seller !), à défaut d’être menuisier, de couper du bois pour fabriquer une table à sa mère…

Lire est un plaisir 2 :Robert et les Catapila, par Venance Konan

konan_venance.jpgDans sa Côte-d’Ivoire natale, Venance Konan est un journaliste à la réputation établie. Venu tardivement à la littérature de fiction, il l’est l’auteur, en 2003, d’un premier roman, Les Prisonniers de la haine, une sorte d’enquête policière dans le Liberia de Samuel Doe et de Charles Taylor. Son recueil de nouvelles, Robert et les Catapila, confirme les talents de l’écrivain.

Lire est un plaisir 1 : Lisahohé, de Théo Ananissoh

Alemetheo_0.JPGLa quatrième de couverture l’annonce comme le « premier roman » de son auteur. Dommage, car depuis Territoires du Nord (L’Harmattan, 1992), cet auteur togolais né en République Centrafricaine et vivant en Allemagne avait déjà annoncé son ton, si particulier : celui de l’écrivain qui jamais n’aborde de front les histoires, préférant laisser le lecteur débrouiller tout seul l’écheveau des pistes, des sentiments et des émotions. On le remarque dans ce deuxième roman où même le choix du décor n’est pas innocent. Loin des agitations des grandes capitales, l’auteur promène son regard et ses personnages dans le cadre faussement assoupi d’une ville de province.