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Lire est un plaisir 8:Gabriel Okoundji, poète!

okoundji_1.jpgEt j’ai beau relire cinq à sept fois le recueil de poésie de Gabriel Okoundji, L’âme blessée d’un éléphant noir. Quelque chose m’intrigue, qui n’est pas dû forcément à ma relative incapacité à capter le fait poétique brut – l’inverse de celui qu’on trouve diffus dans un roman ou une nouvelle –, qui n’est pas dû, non plus, à l’intellectualité des vers de Gabriel Okoundji, lesquels réussissent malgré tout à traduire les sentiments réels d’une âme en pleine interrogation… Mais alors, quoi?

Lire est un plaisir 7 : Pop tropicale et révolution, de Caetano Veloso

veloso_images.jpgMême si la modestie n’est pas le fort du chanteur brésilien Caetano Veloso, on lui reconnaîtra volontiers son talent fou d’agitateur et sa mémoire phénoménale dans cette autobiographie intellectuelle qu’il a entrepris à l’initiative du New York Times pour relater la naissance du mouvement artistique et musical tropicalismo, la pop hybride et révolutionnaire à laquelle son nom et celui de son compère Gilberto Gil restent attachés.

Lire est un plaisir 6:les dieux, la nuit, du côté d’Haïti

vodou_1.jpgAu commencement était le mythe. Celui tout puissant de la première République Noire. J’avais seize ans, je lisais Césaire, et le choc fut imprononçable. Haïti m’apparaissait alors comme un modèle inégalable, alors même que les détails de sa misère et de sa régression pouvaient se lire in fine chez le poète martiniquais. Mais, me diriez-vous, quel est le lien de tout ce bavardage avec le dernier roman de Louis-Philippe Dalembert, Les dieux voyagent la nuit (Les Éditions du Rocher, 2006)? Exercice d’échauffement, et envie de dire ma perception de Haïti avant même que d’ouvrir le roman de l’homme au nom d’encyclopédiste et au prénom de monarque français!

Lire est un plaisir 5: Mouloud Feraoun, Journal 1955-1962

feraoun_1.jpgLa réflexion qui suit n’a pas réellement pour ambition de montrer ce qu’on aurait tort de nommer les idées politiques de Mouloud Feraoun, elle s’attachera à montrer plutôt, comment à travers la chronique feraounienne on suit pas à pas la construction de l’identité politique algérienne, identité en grande partie façonnée sur de vieux malentendus. Toutes proportions gardées – ne substituons pas systématiquement à la recherche des raisons du drame actuel les schémas du passé – , le malheur algérien a ses racines dans l’histoire du F.L.N., inséparable de celle de la guerre dont Feraoun a voulu laisser sa relation critique des faits. Relire cette chronique aujourd’hui, c’est tenter de comprendre le drame algérien et l’échec de la révolution.

Lire est un plaisir 4: Sami Tchak et ses masques

sami_tchak.jpgEn attendant la parution de son cinquième roman, Le Paradis des Chiots, dont la sortie est annoncée pour le 22 Août aux Editions du Mercure de France, un petit retour et quelques questions autour de l’oeuvre en cours de Sami Tchak, romancier togolais à la renommée « sulfureuse ». Lire, tenter de lire ses romans sans passion, une aventure et une gageure permanente. Je ne vais pas faire semblant de parler d’un écrivain que je ne connais que par son œuvre. J’ai plaisir à discuter souvent avec Tchak, et l’une de mes préoccupations, il le sait, a toujours été de comprendre pourquoi le politique était souvent en retrait dans ses romans… Petit parcours personnel de ses trois derniers romans!