Jour : 4 novembre 2012

Un souvenir de ma mère, partie tôt

memeforgae2Elle devait rentrer ce soir-là. Souvent, elle revenait vers minuit. A l’heure où l’odeur des manguiers devenait sucrée comme une promesse incroyable. La mère ouvrait la porte et souriait à l’enfant qui attendait. Des deux, le plus fatigué n’était pas la voyageuse. Attendre est un métier dont les enfants ont la science, heureusement. La mère ouvrait la porte dans la nuit profonde, posait ses ballots et disait : « Il est tard, il faut aller dormir ».