Une convalescence bien instructive…

chimp_0.jpgJe me remets petit à petit d’une opération chirurgicale. Une amie, pour m’éviter l’ennui profond de la convalescence, m’a envoyé ce mail qui a fait trembler le vieux singe en moi. Qu’est-ce que j’apprends, non mais qu’est-ce que j’apprends? Bon, je vous laisse découvrir l’info, ceci n’est qu’un billet à fonction phatique, façon de dire « we keep in touch ». Amitiés.

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chimp_0.jpgLes chimpanzés mâles préfèrent nettement s’accoupler avec les vieilles femelles, signalent des chercheurs américains qui ont longuement observé ces grands singes en Afrique, dans un article publié mardi par la revue Current Biology. L’anthropologue américain Martin Muller, de l’université de Boston, et ses collègues, basent leur conclusion sur l’analyse de plusieurs années d’observations de chimpanzés dans la forêt de Kibale, en Ouganda. Contrairement à ce qu’ils avaient imaginé en s’inspirant du comportement de l’espèce humaine, au sein de laquelle les jeunes femmes bénéficient d’une force séductrice bien supérieure à celle de leurs soeurs aînées, chez les chimpanzés,ils ont vu exactement l’inverse. Les raisons en sont, avouent-ils, difficiles à élucider « pour l’instant ». Une femelle chimpanzé atteint sa maturité sexuelle vers 10 ans (le mâle encore plus tard) et le manifeste par une protubérance rose autour de ses parties génitales. Pendant son oestrus (les « chaleurs »), elle exhibe un véritable ballon rose dont la vue met les mâles en excitation. Chaque mâle peut en principe se reproduire avec n’importe laquelle des femelles, qui n’hésitent pas à accorder leurs faveurs jusqu’à une demi-douzaine de partenaires successifs (pendant 15 à 20 secondes à chacun d’eux), se présentant à la queue leu leu. Dans cette compétition, la seule chance pour un mâle de devenir père semblait résider dans… la quantité de spermatozoïdes produits dans cette ultime guerre discrète par des testicules quatre fois plus volumineux que chez l’être humain. Mais Martin Muller et ses deux collègues, Melissa Thompson et Richard Wrangham (Harvard) montrent que les relations sociales, très complexes en général, jouent un rôle plus important qu’on ne pensait même dans les rapports mâles/femelles. « Étant donné, ajoutent-ils par ailleurs, que l’homme et le chimpanzé ont évolué à partir d’un ancêtre commun, la préférence masculine pour des femmes jeunes est une trait humain dérivé, dû probablement à la tendance à former des couples à long terme »

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