Une chronique de Zik! « VACANCES A CAPE TOWN »

zik-cap1.jpgZik, à qui nous réclamions une chronique depuis un bail, a enfin décidé de se jeter à l’eau. Ce qui suit est du pur Zik, vous apprécierez! Son intro, donc: « Il y a quelques temps, K.A. nous faisait part de son séjour à Cape Town. Inspiré par cette lecture, quand j’ai eu une semaine de vacances, j’ai décidé de les passer du côté de Cape Town, en compagnie de ma copine qui est peut être ma fiancée, mais chuuut, faut pas lui donner des idées. »

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zik-cap1.jpgVACANCES A CAPE TOWN

Par Zik

Il y a quelques temps, K.A. nous faisait part de son séjour à Cape Town. Inspiré par cette lecture, quand j’ai eu une semaine de vacances, j’ai décidé de les passer du côté de Cape Town, en compagnie de ma copine qui est peut être ma fiancée, mais chuuut, faut pas lui donner des idées. Heureusement qu’elle apprend encore le Français.

Pour aller de Libreville à Cape Town, il faut prendre un vol LBV-Jo’burg de 4 heures, puis la correspondance Jo’burg-CT de 2 heures. Donc en tout, 6 heures de vol. Un peu comme aller de LBV à Paris. L’Afrique est un continent immense. La première chose que nous avons remarqué en arrivant à Cape Town, est sa ressemblance avec le nord de la Californie, c’est à dire San-Francisco. Les rues, la signalisation routière, les panneaux publicitaires aux bords des routes, sont tels qu’aux USA. La seule difference, les volants sont à droite et on roule à gauche comme chez Tony Blair.

En ce moment, c’est la fin de l’été. La température est de 25°c, très agréable. Les gens sont plutôt détendus. La population est surtout métisse (colored). La ville est hyper développée; j’ai dit San-Francisco. Elle est contruite à Flanc de montagne, et donne sur la confluence de 2 océans, l’atlantique et l’indien. L’eau est d’un bleu magnifique, mais très froide (comme San-Francisco je vous dis). Location de voiture prise, me voici parti pour la « guest house ». Le plan qui m’est fourni me permet de m’y rendre sans trop de problème, malgré le fait que je roule à gauche, volant à droite. Heureusement que c’est une automatique! Le cadre de notre « Guest House » est exceptionnel, on peut voir la baie, Lion’s Head ainsi qu’une grande partie de la ville depuis cette vue à 180°. On est aussi tres proche de Table Mountain, cette montagne un peu particulière avec son sommet plat et son téléphérique pour monter au sommet.

La seule chose qui frappe c’est l’absence de Noirs à Cape Town. Mais si vous étudiez l’histoire de la ville d’un peu plus prêt, vous comprendrez pourquoi. Pour voir les noirs en grand nombre, il faut aller dans les townships. Alors là, les townships, c’est l’Afrique que vous et moi connaissons. Vous vous croirez dans n’importe quelle ville d’Afrique telle que Dakar, Yaoundé ou Abidjan. Dans les townships, nous avons rencontré des Africains Francophones, des Zaïrois, que dis-je, des Congolais de RDC.

zik_cap2.jpgNous avons tenu à aller dans les vignes, notamment au domaine Spier à Stellenbosch. C’était esquis et pas cher (nous avions des Euros). Il y a un grand restaurant très original sous une tente, sur le domaine Spier, qui sert un buffet d’enfer, pour une centaine de rands par personne (10 euros environ). Il y a aussi chez Spier, une boutique, sous une grande tente, appelée Moyo. J’y ai acheté 2 fantastique bouquins: 1-The Miriam Makeba Story, 2-The State Of Africa de Martin Meredith (je ne suis qu’à la page146 sur 706, mais déjà, je puis dire que c’est un bouquin exceptionnel).

zik_cap3.jpgAutre fait Marquant de Cape Town, l’absence de mixité entre Blanc, colored et noir. En une semaine, j’ai vu 2 couples mixtes, blanc-noir, ils étaient en tourisme. Le cas le plus tragique est celui de la population population métisse. Les métis et les noirs sont en chiens de faïence. A tel point que le vote métis, majoritaire à Cape Town, va en faveur du Parti national (qui a été rebaptisé), faisant du Western Cape la seule province où ce parti responsable de l’apartheid et de la discrimination des Noirs, est encore très puissant. J’ai cru déceler une crise identitaire profonde dans cette communauté. Mais une semaine est trop courte pour tirer des conclusions.

Je ne voudrai pas pondre une thèse. Pour une lecture agréable, gardons le texte court. Je me fonds dans la nuit Librevilloise, et répondrai à toutes vos questions.

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