Soudan du Sud. A qui le tour?

Dans la charte de l’ex OUA, et aujourd’hui de l’UA, le principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation a longtemps fait office d’épouvantail. Les moineaux de la division étaient priés de se tenir à carreau. Attention au retour de manivelle. Seulement voilà, il y a la loi, et l’esprit de la loi, voire même l’époque de la loi. A ce jeu, le Soudan du Sud vient de nous rappeler à tous nos hypocrisies.

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Dans la charte de l’ex OUA, et aujourd’hui de l’UA, le principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation a longtemps fait office d’épouvantail. Les moineaux de la division étaient priés de se tenir à carreau. Attention au retour de manivelle. Seulement voilà, il y a la loi, et l’esprit de la loi, voire même l’époque de la loi. A ce jeu, le Soudan du Sud vient de nous rappeler à tous nos hypocrisies.
La première, à savoir que nos Etats pourraient se recomposer dans les siècles à venir. Exemple, le Togo, et son tracé de frontières dont personne ne parle, mais dont la stupidité saute aux yeux. Recomposer ne veut pas forcément dire créer de nouveaux Etats, mais aussi trouver des modèles territoriaux qui servent l’économie et me mieux-vivre ensemble. A ce jeu, Taïwan est intéressant.
La seconde hypocrisie est culturelle. Le Soudan du Sud a eu le courage d’aborder la question du clivage culturel, face à un voisin englué dans un islamisme de mauvais aloi. Religion et culture forment de plus en plus un duo dérangeant. Demain, le Nigeria et son fédéralisme buté pourraient se retrouver à la croisée des chemins.
Il faut espérer nos courages à la mesure de al gravité des enjeux! Merci au Soudan du Sud, bienvenue en enfer!

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