Carnet de route : Bujumbura

buja_6.jpg1. Bock ou Primus? Théogène K, l’ami, le grand-frère, animateur de l’émission « Mille Soleils » sur RFI, me l’avait expressément ordonné : « à Buja, quand tu iras, tu boiras une Primus à ma santé! » Même si, des bières fabriquées au Burundi, je préfère l’Amstel Bock, j’ai savouré la Primus en riant sous cape, de l’histoire d’amour entre Théo et la Primus : un jour qu’il avait fui Kigali, il était arrivé à Buja, il faisait chaud. Il entra dans le premier bar et commanda une bière. C’est après l’avoir descendue qu’il se rendit compte qu’il n’avait pas un sou pour régler la « facture ». Il y a des situations où l’on comprend vraiment ce que signifie l’expression: « c’est une question de vie ou de mort ».

QUE DEVIENT L’AFRICAIN DU GROENLAND?

kpomassie_0.jpgJe ne sais même plus dans combien de langues son livre a été traduit. De loin, il est le seul véritable best-seller de la littérature togolaise. Il s’appelle Tété-Michel KPOMASSIE, auteur de L’Africain du Groenland, un récit de voyage préfacé par l’universitaire français Jean Malaurie et publié chez l’éditeur français Flammarion en 1981.

Les bienfaits du colonialisme vus par les Congolais…

casquecolonial_0.jpgSacrés Congolais… sur Internet (Yahoogroupes.fr), qu’est-ce qu’ils peuvent raconter comme conneries! Voici l’extrait d’un échange vif et débile reçu cette semaine dans ma boîte yahoo. Pas de doute, certains congolais ont bien analysé les « bienfaits du colonialisme ». Un texte à transmettre aux députés UMP. En ce moment, ils n’en sont plus à une couleuvre prêt. Ils ont une chance, ces Congolais : ils sont noirs. S’ils ne l’étaient pas, on les taxerait de raciste!

QUI SE SOUVIENT DE KEN SARO-WIWA?

kswiwa_0.jpgCes derniers temps, dans le Nigeria de celui que Fela surnommait « Supervisor Obasanjo », précisément dans le Delta du Rivers, la région la plus pétrolifère du pays, plane le fantôme de Ken Saro-Wiwa. Prise d’otages, plasticage de pipe-lines, violences physiques des milices diverses et réponses musclées de l’armée nigériane, tout semble continuer comme avant, du temps où l’écrivain et activiste des droits de l’homme dénonçait l’exploitation sauvage du pétrole sur la terre des Ijaw et des Ogoni sans contrepartie sensible pour les populations locales, sans souci de l’avenir écologique de la contrée.