QUI SE SOUVIENT DE KEN SARO-WIWA?

kswiwa_0.jpgCes derniers temps, dans le Nigeria de celui que Fela surnommait « Supervisor Obasanjo », précisément dans le Delta du Rivers, la région la plus pétrolifère du pays, plane le fantôme de Ken Saro-Wiwa. Prise d’otages, plasticage de pipe-lines, violences physiques des milices diverses et réponses musclées de l’armée nigériane, tout semble continuer comme avant, du temps où l’écrivain et activiste des droits de l’homme dénonçait l’exploitation sauvage du pétrole sur la terre des Ijaw et des Ogoni sans contrepartie sensible pour les populations locales, sans souci de l’avenir écologique de la contrée.

LE BOOM DES ECRIVAINS TOGOLAIS

togobrava_0.jpgIl y a des contrées qui sont des déserts sur la carte littéraire du continent Afrique. La Zambie, par exemple, ou le Burundi, deux pays dont les voisins immédiats (Zimbabwe, South Africa, Kenya, Tanzania, RDC) ont donné de grands noms à la littérature africaine. Cette indigence dans la production, c’était aussi le cas du Togo jusquà ces dix dernières années, avant l’émergence soudaine sur l’échiquier continental et international des auteurs togolais.

Eclipse solaire et raison d’Etat

eclipse_0.jpgLe 29 mars 2006 serait un jour capital au Togo. Du moins aussi mémorable qu’un 27 Avril, Independance Day, my dear, ou un 13 janvier, jour fatidique où l’armée prit possession du pays à travers l’assassinat de son Premier President, Sylvanus Olympio. Sur un calendrier d’Etat, l’importance d’une date se mesure à l’aune de son utilité pour les citoyens, qui peuvent se recueillir ou poser un acte en accord avec la marche de l’Histoire. Le 26 mars 2006 est un jour très utile pour les populations togolaises, puisque leur Gouvernement a décidé de le rendre férié, afin de leur permettre d’observer avec des lunettes spéciales importées à grand renfort de publicité l’éclipse totale du Soleil, phénomène vital s’il en fût.

Carnet de route : Amsterdam

carnet_route.jpgJ’ai traversé plusieurs fois cette ville sans jamais en trouver la porte d’entrée, il faut dire qu’à chaque fois j’étais en transit, vers l’Afrique Australe ou la région des Grands Lacs africains. J’aurais donc dû observer le rituel du voyageur en transit: entrer au lounge, mettre les écouteurs du MP3 et dormir, me relaxer en attendant que les cinq heures d’attente passent au ralenti.