Faut-il parler des faiblesses d’une littérature nationale?

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J’organiserai le 28 juin 2019, à l’Université de Lomé, une conférence publique sur le roman féminin togolais. A peine ai-je annoncé l’événement sur Facebook que mes amis Couao-Zotti et Tchak ont exprimé leur scepticisme. Il est de notoriété que le roman féminin togolais n’est pas remarquable. Des promesses jamais tenues. Des apparitions, des disparitions, comme si l’écrire-femme en soi ne relevait que de la mondanité. Pourtant, sous son angle spécifique de pratique, le roman féminin a un monde à dire, des pratiques à inventer. Depuis ses épigones jusqu’à aujourd’hui, à peine deux auteures solides dont les noms font l’unanimité, avec un discours et une démarche d’auteur clairs. Récemment dans une interview radio sur Kanal FM, ayant parlé de médiocrité de la production fictionnelle actuelle au Togo, certains se sont offusqués, m’accusant d’être juge et partie. Le 28 juin, ce ne sera pas l’écrivain en moi qui prendra la parole mais l’universitaire qui lit les oeuvres et s’interroge sur leur semiosis. Quitte à déplaire aux amies, osons parfois le débat critique. poliment, avec les outils qui conduisent au discernement littéraire. Et qu’on ne se méprenne pas, parler de la pratique littéraire des femmes c’est parler de celle des hommes, de nos traditions d’écriture au final.

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