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ILS L’ONT DIT: »LA LITTERATURE AFRICAINE N’EXISTE PAS »

efoui_1.jpgC’était, je crois en 2003, à Bamako, un journal local a publié cette phrase attribuée à mon ami Kossi Efoui. Depuis, il ne se passe aucune rencontre littéraire sans qu’on nous balançe indifféremment à la tête, à tous les auteurs de sa génération, la question de savoir à quelle littérature nous appartenons, étant donné que nous aurions déclaré, tous tant que nous sommes, que la littérature africaine n’existe pas!

L’AFFAIRE CAMARA LAYE : QUI A ECRIT LE REGARD DU ROI?

king_2.jpgIl y a ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas. Chacun défendant ses convictions bec et ongles. Et puis il y a ceux que la question énerve au plus haut point : oui ou non, l’écrivain guinéen Camara Laye (1928-1980) est-il l’auteur du roman Le regard du roi, ou ne serait-il que le prête-nom (même pas le nègre), d’un obscur écrivain occidental ? Nom d’une pipe, allez vous faire foutre ! Dès qu’un écrivain noir veut percer, pourquoi les Blancs l’accusent-ils d’être plagiaire ! Et pourquoi pas homosexuel, tant qu’on y est !?

HUENUMADJI AFAN ET L’AVENTURE DE LA REVUE « PROPOS SCIENTIFIQUES »

afan_image.jpgLa publication récente de Écritures et mythes. L’Afrique en questions, Mélanges offerts à Jean Huenumadji Afan, sous la direction conjointe des universitaires Sélom K. Gbanou (Université de Bayreuth) et Sénamin Amedegnato (Université de Calgary), m’offre l’occasion de ressortir un vieil article que j’avais publié dans le N° 32 du défunt journal togolais La Tribune des Démocrates (29 0ct au 6 Nov 1991).

QUE DEVIENT L’AFRICAIN DU GROENLAND?

kpomassie_0.jpgJe ne sais même plus dans combien de langues son livre a été traduit. De loin, il est le seul véritable best-seller de la littérature togolaise. Il s’appelle Tété-Michel KPOMASSIE, auteur de L’Africain du Groenland, un récit de voyage préfacé par l’universitaire français Jean Malaurie et publié chez l’éditeur français Flammarion en 1981.

QUI SE SOUVIENT DE KEN SARO-WIWA?

kswiwa_0.jpgCes derniers temps, dans le Nigeria de celui que Fela surnommait « Supervisor Obasanjo », précisément dans le Delta du Rivers, la région la plus pétrolifère du pays, plane le fantôme de Ken Saro-Wiwa. Prise d’otages, plasticage de pipe-lines, violences physiques des milices diverses et réponses musclées de l’armée nigériane, tout semble continuer comme avant, du temps où l’écrivain et activiste des droits de l’homme dénonçait l’exploitation sauvage du pétrole sur la terre des Ijaw et des Ogoni sans contrepartie sensible pour les populations locales, sans souci de l’avenir écologique de la contrée.