Carnet de route: Malabo (1)

Lundi 22 mars. Retour en arrière. En quittant l’aéroport, j’ai dormi une heure à l’hôtel. A 20h, j’ai retrouvé à l’ICEF Ivanne Girard, la directrice, et aussi Pahé, le bédéiste gabonais dont j’aime les dessins politiques. Il est d’ailleurs l’auteur d’un album sur Ali 9 (alias Ali Bongo), à paraître prochainement. Autour de la table, des musiciens français, ils font partie du groupe Les Musicoliers, et sillonnent le monde francophone à la rencontre des écoles.

Imprimer
La littérature, encore et toujours, dans le cadre de la semaine internationale de la francophonie, m’a emmené ces jours-ci duLundi 22 mars. Retour en arrière. En quittant l’aéroport, j’ai dormi une heure à l’hôtel. A 20h, j’ai retrouvé à l’ICEF Ivanne Girard, la directrice, et aussi Pahé, le bédéiste gabonais dont j’aime les dessins politiques. Il est d’ailleurs l’auteur d’un album sur Ali 9 (alias Ali Bongo), à paraître prochainement. Autour de la table, des musiciens français, ils font partie du groupe Les Musicoliers, et sillonnent le monde francophone à la rencontre des écoles. côté de Malabo, en Guinée Équatoriale. Vu le format ingrat de ma page blog en ce moment, j’ai préféré publier mes impressions de voyage en plusieurs fois. Bonne lecture, et désolé pour les photos, impossible pour l’heure de les poster. (K.A)

Mardi 23 mars. La terrasse de l’hôtel Bahia (sic) surplombe le port de Malabo. Bruits de grues, de containers déchargés, de sirènes de paquebots… Devant moi, une digue imposante, et tout autour de la baie, une forêt arbustive encore épaisse. Sont-ce les miasmes de l’Équateur qui remontent vers le pays, vu que la Guinée n’a d’équatorial que l’adjectif y accolé!? C’est bel et bien un pays de l’Afrique Centrale. Toujours est-il que le soleil peine à se lever. Il est pourtant 8h30. J’aperçois, difficilement, à travers la brume grisâtre, les contours de la Présidence de la République. La veille, en débarquant à l’aéroport Santa Isabel, j’ai retrouvé l’Afrique qui m’horripile et me fait rire à la fois, à travers sa bureaucratie mollassonne. J’étais en possession d’une autorisation d’entrée provisoire sur le territoire, il ne me restait qu’à passer les formalités d’empreintes digitales et de photo, en attendant de récupérer passeport et visa le lendemain. Tu parles, il a fallu qu’un jeune flic m’interrogeât. Qui j’étais, où je travaillais, si j’étais touriste à Malabo ou si j’avais un « répondant ». Il parlait français, le gars, châtié, avec un joli accent « équato-spanish », le même que celui du serveur ce matin à l’hôtel Bahia. Calme, j’ai attendu qu’il se fatigue de ses propres questions, de toutes les façons un de ses comparses m’avait pris le passeport et j’attendais qu’il revienne me trouver mà où il m’avait laissé. Finalement, j’aperçois du côté du tapis aux bagages un mec qui me fait de grands signes. « ICEF? », demande-t-il en s’approchant. Ouf, c’était Pépé, le chauffeur de l’Institut Culturel d’expression Française de Malabo, mon répondant en somme. Quinze minutes plus tard, nous sortons de l’aéroport. Cela dit, j’ai aimé une seule chose dans ce débarquement tatillon: les contrôles de passeport au pied même de la passerelle. Certains européens, furax, râlaient, tandis que je jubilais. Quoi, en Europe, on nous fait bien subir cet affront, à nous autres nègres fondamentaux, pourquoi nos polices d’immigration n’auraient pas loisir à rendre la pareille? Curieux détail tout de même, seules deux nationalités étaient privilégiées dans ce contrôle, les Chinois et les Américains. Normal, m’expliquera-t-on plus tard, ce sont eux qui ont ls plus gros chantiers de construction immobilière et d’exploitation du pétrole, alors respect. Je m’incline. (A SUIVRE)

This article was written by

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.